L’argile, Medicament Universel

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juin 23, 2021

QU’EST CE QUE L’ARGILE?

Les argiles ont été formées par l’érosion de roches silicatées ou de cendres volcaniques. L’argile représente 15 % de la croûte terrestre, c’est à dire que l’on trouve de l’argile quasiment partout où il y a (ou il y a eu) de l’eau. Les argiles ne sont donc pas de la terre, mais de la roche fractionnée en milliards de petites particules planes.
Elles peuvent avoir différentes couleurs selon les minéraux qui les composent et plus particulièrement selon le type d’oxyde de fer qui s’y trouve. Une concentration en fer Fe3+ donnera une couleur rouge, orange ou jaune, une concentration en Fe2+ donnera une couleur verte ou bleue. 
Une couleur blanche est due à une forte dissolution, c’est une argile pauvre en minéraux, c’est le cas de la kaolinite. 

L’argile est un matériaux composé de plusieurs minéraux, principalement de silice et d’aluminium, on les appelle d’ailleurs des silicates d’aluminium. Les silicates d’aluminium sont également composées de beaucoup d’autres minéraux en plus faible quantité, tels que le fer, le magnésium, le calcium, le potassium, le sodium, etc.
L’argile est composée de très fines particules de moins de 2 microns, elle fait partie de la famille des phyllosilicates, c’est à dire de minéraux à structure feuilletée. 
On trouve principalement 2 types de structures en feuillets différentes : les 3 couches, c’est à dire 2 couches de silices prenant en sandwich une couche d’aluminium, ce sont les smectites et généralement les argiles de couleurs verte et les 2 couches : une de silice et une d’aluminium, ce sont les kaolinites. 
C’est cette structure en feuillets qui donne à l’argile son fort pouvoir absorbant et adsorbant. 

On parle du pouvoir «absorbant» et «adsorbant» de l’argile. «Absorbant» signifie qu’elle absorbe les liquide, comme une éponge. «Adsorbant» signifie qu’elle attire certaines substances comme des aimants, par la polarisation ionique.

Les surfaces des feuillets d’argile sont principalement composés d’ions négatifs, qui attirent les substances chargées positivement. 
Les sels minéraux portant des charges positives (Ca, Mg, K, Na, NH4, Fe, Mn, Cr, Ti, Al, Ba, Sr…) sont fixés aux ions négatifs d’argile. Lorsque l’argile arrive dans l’estomac, les sels minéraux sont libérés pour fixer à la place les ions d’hydrogène de l’acide chlorhydrique de l’estomac (ce qui soulage les personnes qui ont des ulcères d’estomac) puis les libère plus loin dans l’intestin pour se relier avec d’autres ions positifs. 

LES DIFFÉRENTS TYPES D’ARGILE

LES SMECTITES

C’est un groupe dont font partie la montmorillonite et la bentonite. Les smectites sont composées d’une couche d’alumine prise en sandwich entre 2 couches de silice. Les smectites sont généralement de couleur verte.

1 gramme de smectite peut couvrir 100 m² d’intestin. Si on sépare et qu’on étale tous les feuillets les un à coté des autres, 1 gramme peut couvrir 845 m².

  • La Montmorillonite : La montmorillonite doit son nom du village de Montmorillon en France, où elle a été découverte. Elle est riche en magnésium, contient environ 50 à 60 % de silice. La montmorillonite a une capacité d’échange de cations de 100 meq/100g. Elle peut adsorber des cations inorganiques comme le césium et aussi les cations organiques comme les herbicides diquat et paraquat, des virus et des protéines.
  • La Bentonite : la bentonite est en fait l’autre nom donné, principalement par les anglophones, à la montmorillonite. La bentonite est composée principalement de montmorillonite, ainsi que d’autres minéraux tels que le feldspar, la biotite, la kaolinite, l’illite etc. 

    Elle doit sont nom au Fort Benton aux Etats-Unis, où l’on trouve de grands gisements de bentonite puisqu’il s’y trouvent de nombreux volcans. 

    Le calcium bentonite est le plus utilisé pour les soins du corps, en interne comme en externe, alors que le sodium bentonite est plus utilisé par l’industrie comme matériaux de remplissage, pour les routes et autres constructions, car le sodium bentonite gonfle jusqu’à 20 fois son volume lorsque mélangé à de l’eau. Le sodium bentonite a une plus grand capacité d’absorption mais une plus faible capacité d’adsorption que le calcium bentonite. Aussi, le sodium bentonite a un PH beaucoup plus élevé que le calcium bentonite, ce qui le rend trop agressif par voie externe puisque la peau a un PH légèrement acide. Le sodium bentonite prit par voie interne peut constiper puisqu’il va absorber beaucoup d’eau.

LA KAOLINITE

Le nom vient du chinois Gaoling, qui veut dire « collines hautes », du nom d’une colline argileuse située à Jingdezhen en Chine où fut découverte la fabrication de la porcelaine dont cette espèce minérale est la matière première. Son principal composant est la kaolinite et contient souvent du quartz, du mica, du feldspar, de l’ illite et de la montmorillonite.

Elle n’est composée que de deux couches : une couche de silice et une d’alumine. La capacité d’échange de cations de la kaolinite est bien moindre que celle de la montmorillonite : elle est de 2 à 10 meq/100 g. Sa surface totale n’est que de 10 à 30 m² par gramme. 

Elle est généralement blanche, crème, jaune ou rouge si elle est chargée en oxyde de fer. Elle peut être verte si elle contient de la matière organique. L’argile blanche est une argile très délavée, pauvre en minéraux. Elle a PH neutre ce qui en fait une argile très douce. Elle est peu absorbante.

L’ILLITE

Elle doit son nom à la région de l’Illinois aux USA.
C’est une espèce minérale que l’on peut qualifier d’intermédiaire entre les smectites et les kaolinites. 

La surface totale d’une illite est de 100 à 175 m² pour 1 gramme.

L’ illite contient beaucoup de potassium et de magnésium mais ces ions ne sont pas facilement échangeables, à cause de sa structure.

L’illite réagit avec les ions organiques et inorganiques et a une capacité d’échange de 10 à 40 meq/100 g, ce qui la situe entre la montmorillonite et la kaolinite. 

L’ATTAPULGITE OU PALYGORSKITE ET LES SÉPIOLITES

Le nom vient d’Attapulgus en Géorgie aux USA et de Palygorsk, une province de Russie. Leurs fibres sont de 1 à 3 microns de long. 

La palygorskite et l’attapulgite sont des termes synonymes pour le même minéral hydraté de silicate de magnésium et d’aluminium.
La sépiolite est presque structurellement et chimiquement identique à la palygorskite. Cependant, l’aluminium dans la sépiolite a été considérablement substitué par du magnésium.
Structurellement, ces argiles sont formées par une alternance de blocs et de tunnels. Chaque bloc structurel est composé de deux feuillets de silice prenant en sandwich un feuillet central d’oxyde-hydroxyde de magnésium. 
Cette configuration particulière en briques creuses allongées, propre à son arrangement cristallin, lui confère une surface spécifique très importante de 394 m²/g. 

De couleur blanche ou crème, ces argiles ont une capacité d’absorption élevée. La capacité d’échange de cation est entre 10 et 50 meq/100 g. La Sépiolite peut absorber jusqu’à 200% son poids en eau. 

Ces argiles ont été utilisée aux 18e et 19e s pour la fabrication de pipes et de porcelaine et comme terre à foulon pour le nettoyage de la laine. 
Elles sont actuellement principalement exploitées pour faire des granulés absorbants pour la litière de chat, le nettoyage du sol et comme support pour granulés de pesticides et herbicides.

L’ARGILE AU COURS DE L’HISTOIRE

Il est dit dans les religions chrétienne et musulmane, que l’homme a été façonné dans l’argile.
Dans la mythologie grecque, Prométhée créa les hommes avec l’argile du potier.

Il se pourrait que l’homme consomme des argiles depuis toujours : l’usure des prémolaires de la première dentition d’Homo erectus et Homo neanderthalensis est en tout point superposable à celle des enfants géophages actuels.

Babylone, l’ancienne Egypte, les grecs et les romains utilisaient l’argile pour les soins. 

En Égypte, du temps des Pharaons, la pharmacopée comprenait l’argile de Nubie. 
Le papyrus Ebers (1.600 avant J.C., copie d’un document de 2.500 avant J.C.) décrit des traitements utilisant les argiles, en particulier pour soigner l’acidité gastrique. Les égyptiens utilisaient aussi l’argile pour la momification (propriétés antiseptiques). 

Pour le traitement des fractures, les Grecs de l’Antiquité utilisaient des bandes plâtrées ou durcies par un enduit de boue d’argile. 
Dans la mythologie gréco-romaine, Héphaïstos (Vulcain), chassé de l’Olympe par Zeus, tomba sur l’île de Lemnos et se fractura un membre qu’il guérit avec l’argile. 

Jesus, pour guérir les déformations des membres dit : « enfoncez vos pieds dans cette boue afin que l’embrassement de l’ange de la terre puisse tirer de vos os toutes les impuretés et toutes les maladies qui les rongent. Alors vous verrez comme satan et vos douleurs seront chassées par l’embrassement de l’ange de la terre. Et les grosseurs de vos os se dissoudront et vos membres se redresseront et vous serez délivrés de toutes douleurs ». 

Dioscoride, dans son ouvrage Materia Medica, préconisait l’argile en cas de vomissement de sang, comme antidote contre les morsures d’animaux venimeux et les piqûres et, associée au vinaigre, pour stopper les gonflements et les écoulements purulents.

Pline l’Ancien désignait l’argile comme le deuxième élément le plus important de la pharmacopée après le cinambre. Il recommendait l’ingestion d’argile volcanique pour les maux d’estomac et d’intestins, pour la neutralisation des poisons ainsi qu’en usage externe pour les hémorragies, les morsures de serpents, les larmoiements, la beauté de la peau.

Galien rapporta de l’île de Lemnos 20 000 médaillons de « terra sigillata », une argile réputée dans tout le monde antique, considérée comme une panacée. Il les utilisa avec succès pour soigner les affections de l’estomac et des intestins, mais aussi contre la malaria. La renommée de la terre sigillée persista en Europe jusqu’au 19ème siècle.
Marco Polo constata également l’effet antipaludéen de l’argile chez les pèlerins musulmans.

Avicenne décrit douze types d’argiles dans son livre Qânün (Le Canon) et Averroès classe également les différentes argiles d’intérêt thérapeutique.

Lors d’une épidémie de peste pulmonaire en 1348, la faculté de médecine de Paris rédigea un traité de prophylaxie dans lequel le bol arménien (argile ferrugineuse) et la terre sigillée étaient indiqués. 

A la fin du 16e siècle, le doyen de la faculté de médecine de Montpellier (l’université la plus réputée d’Europe à l’époque) écrivit au roi de France Henri 4 pour le prier d’envisager l’exploitation de carrières d’argile dans la région de Blois : «Advis utile et profitable d’une terre qui se trouve au terroir de Blois, semblable en vertu à la terre de Lemnos. Elle a la propriété de la lemnienne tât es dissenteries et autres flux de ventre, crachements de sang, vomissements, catharres, poisons, piqueures de serpens, ulcères envieillis comme en autres maladies ». A cette époque, les monarques ingéraient des argiles chaque jour, afin de se prémunir contre d’éventuelles tentatives d’empoisonnement.

Louis 14, qui avait des fissures anales et des hémorroïdes, absorbait volontiers de l’argile.

Un dictionnaire botanique et pharmaceutique français du début du 18e siècle indique que «leur [les argiles] principal usage est dans la fièvre maligne, la peste, la diarrhée, la dysenterie, les morsures de bêtes venimeuses, les hémorragies, les gonorrhées, les flueurs blanches (pertes vaginales) et le vomissement. On s’en sert aussi extérieurement pour arrêter le sang, pour dessécher les plaies, pour mondifier (nettoyer, déterger) les plaies empoisonnées et les piqûres de bêtes venimeuses, pour purifier et consolider les ulcères chancreux et malins (…) l’expérience a fait voir que donnée toute crue comme elle sort de la mine, elle guérissait l’épilepsie et les philtres».

Ghandi recommandait l’emploi de l’argile. 

Il semblerait que, pendant la première guerre mondiale, l’argile ait été ajoutée à la moutarde de la ration militaire russe, ce qui permit à ces régiments de se prémunir contre la dysenterie.

Jean Valnet pense que notre usage actuel du sel et des eaux minérales n’est en définitive, qu’une forme déguisée et plus raffinée de la simple ingestion de terre. 

LES ANIMAUX ET L’ARGILE

Les animaux, d’instinct, se baignent dans l’argile et mangent de l’argile. La géophagie est avérée chez les reptiles, les oiseaux et de nombreuses espèces de mammifères, incluant des primates et les humains.

Seuls les carnivores stricts seraient exempts de ce comportement. Dans la jungle amazonienne, tous les animaux mangent de l’argile, sauf le jaguar. Par contre en Europe, le loup, le renard et le chien en mangent volontiers. 

Les animaux, comme les humains, choisissent soigneusement l’argile qu’ils consomment. Les éléphants des forêts humides tropicales d’Afrique centrale ne consomment la terre quand dans des lieux bien précis, pareil pour les éléphants d’Indonésie qui, parmi 5 ou 6 gisements d’argile dans leur zone d’habitat, n’en choisissent qu’un. Les humains aussi parcourent des kilomètres pour aller chercher une argile à leur goût.

Le choix des animaux sert souvent d’indice aux humains. Ainsi les gens du voyage ont-ils baptisé les argiles « terre du renard » : persuadés que cet animal est le plus intelligent de la faune sauvage, ils le suivent pour découvrir les gisements les plus intéressants.

Un vétérinaire a pu démontrer que des rats à qui l’on propose ad libitum des argiles en sus de la ration, vont, après une première période de consommation intense de ces produits (jusqu’à 30% de leur nourriture le premier jour), stabiliser et pérenniser leur prise à 5% en poids de ce qu’ils consomment au bout d’une semaine, malgré une alimentation abondante et quel que soit le régime. 
Étonnamment, cette consommation se poursuit sur le long terme : L’expérimentation dura 28 jours, ce qui, pour un humain, équivaudrait à une période de deux à trois ans ! Les quantités ingérées, 1 à deux grammes par jour et par animal correspondraient, selon l’auteur de l’étude, à une ingestion quotidienne de 150 à 350 grammes pour un homme de 70 kg.

Pourquoi les animaux consomment-ils des argiles ? Et pourquoi dans de telles proportions? La synthèse des différentes publications sur le sujet permet de formuler six hypothèses : 

  1. résoudre les problèmes digestifs 
  2. se supplémenter en minéraux 
  3. obtenir une sensation de satiété en cas de famine
  4. lutter contre les parasites intestinaux
  5. ôter certains toxiques de la ration 
  6. se soigner. 

Les perroquets Ara, au cœur de l’Amazonie, volent sur plusieurs kilomètres pour consommer, à certaines périodes de l’année, des argiles. Or ils se nourrissent, à cette période-là, de nombreux fruits et graines encore verts, lourdement chargés en alcaloïdes et autres toxines. Grâce aux argiles, les aras peuvent consommer ces aliments en dépit des poisons amers, voire mortels. 

Les macaques Rhésus sauvages, géophages, malgré une charge importante de parasites dans leurs intestins, ne développent pas de symptômes tels que diarrhées ou faiblesse, contrairement aux macaques détenus en zoos qui n’ont pas accès aux argiles.

L’adjonction d’argile à la ration d’animaux d’élevage diminue sensiblement la mortalité en particulier chez le lapin, animal fragile par excellence.
La mortalité des porcelets diminue de 53% avec l’adjonction de zéolites.

PROPRIÉTÉS

L’argile est reminéralisante, rééquilibrante et antitoxique.

On choisi une argile idéalement séchée au soleil puis filtrée et ventilée : la ventilation sépare le sable de l’argile (l’argile est plus léger que le sable). 

L’argile séché « cuit » dans des fours perd de sa puissance. 

L’argile a, comme on l’a vu, des propriétés d’absorption et d’adsorption. L’absorption c’est la capacité qu’a l’argile d’absorber les liquides comme une éponge, l’adsorption c’est la capacité d’échange cationique. Ce sont ces propriété d’absorption mais surtout d’adsorption qui donnent à l’argile ses vertus détoxifiantes. En effet, l’argile étant majoritairement chargée négativement, elle adsorbe les toxiques chargés positivement.

Comme on l’a vu, l’ ionisation de l’argile est mesurée indirectement par la Capacité d’Echange Cationique (C.E.C.),mesurée en meq/100g, très variable d’une espèce minérale à une autre : 

CEC de 1 à 10 mEq /100 grammes pour une kaolinite, CEC de 10 à 40 mEq/100 grammespour une illite, CEC de 80 à 150 mEq/100 grammes pour une smectite.

Mais les propriétés de l’argile vont encore plus loin que le simple pouvoir d’absorption et d’adsorption. Des recherches portent aussi sur le rôle des argiles en tant que condensateurs énergétiques, car les charges portées par les feuillets superposés sont très proches mais ne se touchent pas. Il semblerait que les silicates d’alumine agissent à la manière de nos enzymes, orientant les molécules, facilitant leurs rencontres tout en leur imposant une forme en « 3D » particulière (stéréochimie), dans un rôle de biocatalyseurs. 

Professeur Rautureau : « les argiles sont avant tout des matériaux qui s’adaptent en fonction de leur environnement ». 

Jade Allègre dit que l’argile est « vivante », ce pourquoi elle différencie ce qui est bon de ce qui est mauvais pour le corps : « Par un phénomène encore inexpliqué, il semblerait qu’elle ait une affinité extraordinaire pour tout ce qui est étranger à l’organisme et/ ou toxique : elle ne peut littéralement pas supporter la présence de la moindre impureté et n’aura de cesse que tout soit nettoyé. »

PROPRIÉTÉS ANTIBACTERIENNES

Par voie interne, l’argile va former sur la paroi digestive un gel adhérent et durable. On estime que 1 gramme de smectite peut couvrir 100 mètres carrés d’intestin. 3 grammes peuvent facilement couvrir l’ensemble de la zone de notre intestin grêle, à la manière d’un pansement protecteur et va également absorber certaines molécules ou bactéries, les inhibant en les isolant de leur milieu. La fonction antibiotique de l’argile n’est pas due au fait que l’argile tue les bactéries mais que les bactéries sont absorbées puis évacuées du corps. Parfois les bactéries ne sont pas virulentes en elles même mais par les poisons qu’elles secrètent. C’est le cas pour le vibrion du choléra. Les antibiotiques sont impuissants, alors que les argiles fixent aisément la toxine et permettent de l’enlever de l’eau de boisson mais aussi de guérir les malades. Elles furent utilisées avec succès lors de la dernière grande épidémie en Europe. 

Elles sont aussi efficaces contre les virus.

Pour nettoyer l’eau d’un verre contaminé par des germes, il suffit de couvrir la surface d’une fine couche de poudre d’argile verte. Dès qu’elle tombe au fond, l’eau est potable.

Certaines études montrent que l’argile est efficace contre les bactéries gram négatives (comme Escherichia Coli) mais moins (33%) contre les bactéries gram positives et n’est pas très efficace non plus contre les infections fongiques, par contre elle absorbe les mycotoxines. 

Une expérience menée à l’Institut de recherche microbiologique de Mitry-Mory, a démontré que 25 grammes d’une argile illite pouvait éliminer d’un demi-litre d’eau ensemencé avec 100 millions de germes par millilitre, 92,6 % des Escherichia coli, 87,3 % des Enterococcus hirae (10 % des infections nosocomiales), 99,7 % des Staphylococcus aureus, le fameux staphylocoque doré et 95,5 % des Pseudomonas aeruginosa (pyocyanique), la terreur des hôpitaux.

Une étude montre que l’argent colloïdal mélangé à la bentonite en fait un antibactérien très efficace. L’argent colloïdal ne fonctionne qu’en contact direct avec les pathogènes alors que l’argile agit comme un aimant, à distance : la bentonite peut donc amener plus loin l’argent colloïdal par échange d’ions. Dans certains cas où l’argile ne semble pas avoir d’effet, y ajouter de l’argent colloïdal peut augmenter son pouvoir. 

Dans une expérience pour créer des matériaux antibactériens inorganiques, on a remplacé les ions natifs de l’argile par des ions antibactériens connus, tels que l’argent, le cuivre et le zinc. Lors de l’utilisation thérapeutique de ces argiles, les ions absorbés sont progressivement libérés pour une efficacité à long terme.

CONTRE LES GASTRITES

Une argile peut être considérée comme une trame, sur laquelle sont fixés du fer, du calcium, du potassium, du manganèse, du zinc, etc. Lorsqu’elle parvient dans l’estomac, elle libère ces minéraux pour capturer les ions hydrogène (H+) du suc gastrique. Double bénéfice : apport d’oligoéléments et soulagement des brûlures d’estomac.

Une smectite peut se lier directement à la trypsine pancréatique en excès.

Concernant la protection de la muqueuse stomachale, l’argile kaolinite serait plus efficace que les argiles smectites, par contre les smectites réduisent l’adhésion d’H. Pylori, souvent associée aux ulcères d’estomac. 
L’argile, une fois arrivée dans les intestins , va se charger de nouveau avec les ions positifs présents.

RADIOACTIVITÉ

Il semble que l’argile possède la propriété de stimuler la radioactivité des corps sur lesquels elle est appliquée si celle-ci est déficitaire, ou d’absorber celle en excès. Sur un organisme ayant subi les radiations du radium ou autre source intensément radioactive, la radioactivité dont il est encore imprégné est exaltée, puis absorbée. L’argile pourrait ainsi assurer la protection de l’organisme atteint par des radiations ionisantes. 

Certaines molécules comme le césium radioactif s’encastrent dans la structure de l’argile de façon parfois irréversible, ce qui est très interessant pour se protéger de la contamination radioactive.

En Norvège, on a pu démontrer que l’adjonction de 2 grammes d’une argile bentonite par kilo de poids à la ration journalière des vaches permettait de diviser par dix la concentration des radionucléides dans leur lait. En Italie, des chercheurs ont fait consommer à des brebis un sol artificiellement chargé en césium 137 : ils ont pu démontrer que les particules argileuses retenaient les radionucléides pendant tout le parcours dans le corps de l’animal, puis l’évacuaient sans que l’animal n’ait été contaminé. 

Dans une autre étude, des rats à qui l’on a donné du césium par injection et par voie orale (10% de la ration) ont pu doubler l’élimination du contaminant par les selles grâce à des argiles. 

Des vaches, moutons et rennes, bénéficiant de l’ajout de 500 mg de bentonite par kilo de poids de leur ration alimentaire, ont montré une réduction de 50% du césium dans leur lait et viande. L’ajout de 2 grammes par kilo de poids amenait une réduction de 80%.

METAUX LOURDS ET PRODUITS CHIMIQUES

L’argile absorbe les métaux lourds, les pesticides et herbicides. L’argile est très efficace pour se désintoxiquer du paraquat, un herbicide extrêmement toxique. L’argile, tout en restant dans le tube digestif, parvient à récupérer le poison même lorsqu’il est déjà passé dans le sang, par un phénomène dénommé dialyse intestinale. La même efficacité a été démontrée pour l’arsenic ainsi que pour la strychnine.

Une étude a conclu que «la saturation de la montmorillonite avec divers cations augmentait l’adsorption du glyphosate dans l’ordre Na+ < Ca2+ < Mg2+ < Cu2+ < Fe3 +»

Une étude a montré que l’argile bentonite mélangée à du chlorure de magnesium permet de filtrer le fluor de l’eau du robinet.

L’ingestion d’argiles permettrait de réduire la biodisponibilité des alcaloïdes, ainsi que celle des tanins, qui bloquent la digestion des protéines. 

L’argile absorbe le plomb. Dans une étude, des cochons ont été supplémentés pendant 100 jours avec de la montmorillonite, ce qui a réduit la concentration de plomb dans leur sang cerveau, foie, os, reins et poils.

Dans une autre étude, une supplémentation en montmorillonite a stoppé le dommage oxydatif du cadmium dans le foie et les reins. 

L’apport en cuivre trop riche dans certains aliments peut être réduit en prenant de la bentonite. 

Les silicates d’alumine sont très efficaces contre le mercure. En 1581, un voleur de grand chemin accepta, en échange de sa vie, de se prêter à une expérience organisée par des médecins : devant huissier il dut consommer 6,4 grammes de chlorure de mercure – soit trois fois la dose mortelle – suivis de 4,3 grammes d’argile diluée dans du vin. Bien qu’il en fut « grandement vexé et tourmenté », il guérit. 

PROBLEMES RENAUX, GOUTTE

L’argile est indiquée en cas de problèmes rénaux : La créatinine est un indicateur de la santé rénale : lorsque le taux de créatinine dans le sang est élevé, c’est que les reins ne font pas suffisamment bien leur travail de filtration, ce qui indique une faiblesse rénale. La créatinine se diffuse des vaisseaux sanguins aux intestin où elle peut y être réabsorbée dans le corps et continuer de circuler. La montmorillonite fait baisser le taux sanguin de créatinine en absorbant celle dans l’intestin et en accélérant son excrétion. 

La goutte : L’urée est le principal métabolite dérivé du renouvellement des protéines alimentaires et des protéines tissulaires. À mesure que la fonction rénale diminue, le taux de BUN (azote uréique sanguin) augmente. Il a été démontré que la bentonite favorise la diffusion de l’urée du vaisseau sanguin vers l’intestin et inhibe l’absorption de l’urée dans l’intestin.

PROBLEMES INTESTINAUX

L’argile par voie orale traite les infections virales et bactériennes, les allergies alimentaires, les colites, les intoxications alimentaires. Les smectites se montrent efficaces pour réduire l’hydrogène émis lors de fermentations coliques, et par conséquent la flatulence et les ballonnements intestinaux.

Jade Allègre nous dit que « Les argiles d’Uzalla font l’objet de dix-neuf préparations spécifiques par les guérisseurs locaux, dont huit sont destinées aux femmes enceintes, et les onze autres aux affections de l’estomac et dysenteries, six de ces dernières étant additionnées de sel. »

Le Dr. Weston Price, dans son livre « Nutrition and Physical Degeneration », écrit :
« Il est également intéressant de noter que parmi ce groupe des Andes, parmi ceux d’Afrique centrale et parmi les aborigènes d’Australie, chaque sac à dos contenait une boule d’argile dont une partie était dissoute dans l’eau. Ils y trempaient leurs morceaux de nourriture en mangeant. Leur explication était d’éviter les «maux d’estomac». C’est le médicament utilisé par les indigènes de ces pays pour lutter contre la dysenterie et les infections alimentaires. C’est le traitement qui m’a été administré lorsque j’ai développé une dysenterie en Afrique centrale en y faisant des études. Le médecin anglais de Nairobi que j’ai appelé m’a dit qu’il me donnerait le traitement natif d’une suspension d’argile. Cela s’est avéré très efficace.
[…]
Au cours d’une expédition au lac Titicaca, en Amérique du Sud, une observation intéressante a été faite concernant le régime alimentaire des Indiens Quetchus. Ces personnes sont presque certainement des descendants des Incas et vivent actuellement de manière très primitive. Ils se nourissent en grande partie d’un régime végétal dont les pommes de terre constituent une part importante. Immédiatement, avant d’être mangées, les pommes de terre sont plongées dans une suspension aqueuse d’argile, un procédé qui est censée empêcher «les aigreurs d’estomac».
[…]
Le Dr Code a apparemment découvert que l’histamine est le produit responsable des symptômes des diverses allergies. Son excès d’accumulation dans le sang est la cause réelle des symptômes qu’ils soient exprimés sous forme d’asthme, de rhume des foins ou d’éruptions cutanées telles que produites par les pollens, divers aliments, poussières et autres agents sensibilisants. Il a montré que les éosinophiles, un type de globule blanc, sont à l’origine d’un excès d’histamine dans le sang. Il est en conséquence indiqué que le traitement primitif par l’utilisation de kaolin, silicate d’aluminium, comme adsorbant a été utilisé directement pour contrôler ces symptômes. Il est maintenant en outre indiqué que ce traitement peut être utile pour la prévention des allergies modernes. Des recherches antérieures ont montré que l’histamine est produite dans le tube digestif comme produit de putréfaction de protéines par l’action de certains micro-organismes du côlon. »

L’ARGILE NOURRIT

Bien que l’argile absorbe de nombreux matériaux organiques et inorganiques dans le système digestif, il a été démontré que l’argile n’affecte pas le métabolisme minéral et son absorption. 

Expérimentée sur le rat, la consommation d’argiles kaolinites augmente la capacité enzymatique de la lipase pancréatique, et la production de l’apolipoprotéine A-I, d’où une absorption lipidique accrue.
La consommation d’argiles par le rat entraîne également la sur-expression de l’apolipoprotéine A-IV, facteur de satiété, et permet une baisse de 7% de la prise alimentaire pour une croissance identique.

Le ralentissement du transit, augmentant le temps de contact de la ration alimentaire avec les entérocytes, permet également d’augmenter l’assimilation des nutriments.
L’absorption des gaz intestinaux permet une décompression dans l’appareil digestif, suivie d’un transit moins rapide des ingestats. 

Une administration intra-gastrique de bentonite à des rats pendant 28 jours en entrainé une hyperproduction de levures dans l’intestin. La bentonite aiderait à l’absorption des nutriments en augmentant l’activité de la flore intestinale.

Le Docteur Jean Valnet indique l’argile pour l’artériosclérose, la tuberculose, le vieillissement, les états dégénératifs multiples grâce à sa forte teneur en silice. 

De même, Valnet indique l’argile pour les asthénies, les déminéralisations, les états cancériniques et les anémies grâce à sa richesse en magnésium, fer et calcium.

Des travaux de chercheurs ont mit en évidence que la forme colloïdale des minéraux peut être absorbé par les organismes vivants, contrairement à la forme neutre amorphe ou cristalline. Lorsqu’elles sont en suspension, les argiles sont des colloïdes, ce qui permet l’absorption des minéraux qui les constituent.

Comme nous l’avons vu, les ions positivement chargés de certains minéraux comme le magnésium, le fer ou le calcium de l’argile sont relâchés dans l’organisme lorsqu’ils sont ingérés

Des études démontrent que le fer des argiles smectites peut être assimilé en partie par l’organisme, puisque l’ingestion de ces minéraux augmente la teneur sanguine en fer du consommateur. 

Les échanges de cations avec la relâche de minéraux dans l’intestin seraient aussi bénéfiques pour notre microbiome qui pourraient les utiliser.

L’ingestion des argiles à long terme a vu leur innocuité confirmée. Les argiles peuvent être consommées par les femmes enceintes, c’est même elles les premières consommatrices, avec les enfants, dans les cultures où la géophagie est courante. La période de l’allaitement semblerait favorable à la prise d’argiles, dans la mesure où celles-ci pourraient contribuer à épurer le corps de la mère de nombreux toxiques, qui ne risqueraient plus d’être éliminés par le lait maternel, un émonctoire préférentiel chez les mammifères. 

En médecine vétérinaire, lorsque les animaux doivent faire face à un changement de régime alimentaire, les argiles sont systématiquement utilisées. Une supplémentation de ce type pourrait peut-être aider aussi nos bébés humains en période de sevrage, et contribuer à leur permettre de s’adapter sans encombre aux germes nouvellement rencontrés, ainsi qu’aux contaminants de notre environnement. 

Certains primates, dont l’homme, préfèrent aux argiles du sol celles travaillées par des insectes ou des oiseaux, par exemple les argiles des termitières ou celles des fourmis coupeuses de feuilles. Ainsi en est-il de chimpanzés au Gabon, qui non seulement choisissent les terres remaniées par les insectes, mais en outre recherchent particulièrement celles qui ont été doublement remaniées, la larve d’un Homoptère, Muansa clypealis (une cigale), les ayant reprises de termitières à Macrotermes muellerii. Or ce travail effectué sur les silicates d’alumine par les insectes aboutit à une concentration très augmentée des minéraux. Ainsi, dans le cas présent, le contenu en phosphore se trouve-t-il multiplié par un facteur huit. Les populations humaines traditionnelles font des choix identiques. Les villageois africains préfèrent toujours l’argile des termitières à celle du sol. Or celle-ci peut contenir quatre fois plus de magnésium, six fois plus de calcium, et huit fois plus de manganèse que l’argile du sol. En Sierra Leone, les femmes enceintes prennent la peine de récolter fastidieusement tout en haut des murs les tout petits nids de guêpes, au risque de subir leurs très douloureuses piqûres.

Elles éprouvent le besoin impératif de les ajouter à la consommation d’argiles du sol et à celle de nids de termites, pourtant bien plus faciles à récolter. Or les argiles des nids de vespides sont particulièrement riches en zinc, élément essentiel à … la croissance du fœtus ! Remaniées par les insectes, les argiles contiennent de nombreux éléments utiles, voire essentiels, tels que le cuivre, le zinc, le cobalt, le chrome, le manganèse, le fer, le nickel, le sélénium, le molybdène, le vanadium. Non seulement sont-elles bien plus riches en ces éléments que les argiles du sol, mais en outre s’y trouvent-ils sous une forme bien plus assimilable.

Les argiles sont aussi utilisées pour la conservation des aliments. Elles absorbent les liquides et maintiennent l’aliment bien au sec, réfractaire aux moisissures. Elles prolongent la bonne conservation de la ration. Elles ont aussi un effet anti-mottant.

L’argile potentialise également certains composés phytochimiques : il a été démontré que lorsque les chimpanzés ingèrent des sols contenant de la kaolinite en même temps que les feuilles d’un arbre de la famille de l’acajou, le Trichilia rubescens, cela a pour effet de potentialiser les molécules antipaludéennes qu’elles contiennent, inefficaces si elles étaient consommées sans cet ajout.

PAR VOIE EXTERNE

Utilisée en externe, l’argile peut retirer une infection du corps, car l’argile hydratée créée un champ électromagnétique subtil mais puissant, qui adsorbe les toxines à travers la peau, et aussi, par un effet qui n’est pas entièrement compris, stimule les propres défenses naturelles du corps au niveau de la zone traitée.

Des applications épaisses (2 cm) et larges peuvent extraire des échardes, du venin, des infections profondes et même des fils opératoires non résorbés ! Et c’est de loin la meilleure méthode pour démazouter un oiseau de mer.

L’argile est hémostatique : elle a une action cicatrisante grâce à l’alumine. Elle est très efficace pour guérir les lésions de la peau et les ulcers.

L’argile est efficace contre les dermatoses dues à des plantes toxiques comme l’herbe à puce (poison ivy). 
Contre la dermatite des couches, chez les bébés, l’argile fonctionne mieux et plus vite que le calendula.

Pour les soins de la peau, on choisira l’argile selon son type de peau:

– La Kaolinite est indiquée pour les peaux sensibles. Son PH est proche du PH naturel de la peau. Elle est peu absorbante ce qui fait qu’elle n’assèche pas la peau, elle la nettoie en douceur. Elle blanchit les dents. La Kaolinite traite les diarrhées et les ulcers par pansement plus que par adsorption puisqu’elle a un faible pouvoir adsorbant. Elle n’a pas une grande valeur nutritive puisqu’elle est pauvre en minéraux. Elle est généralement de couleur blanche ou claire mais peut avoir d’autres couleurs selon sa teneur en oxyde de fer. 

– La Bentonite/ montmorillonite a un plus grand pouvoir absorbant, elle est indiquée pour les peaux grasses et acnéiques : elle est plus asséchante.
Bien qu’aucune étude n’ait été faite sur les bénéfices d’application d’argile bentonite sur les cheveux, il a été démontré que la bentonite accélère la pousse de la laine chez les moutons.

– L’illite a un grand pouvoir absorbant mais moins que les smectites. C’est l’argile intermédiaire entre les smectites (montmorillonite, bentonite) et la kaolinite.
Elle est indiquée dans le soin des peaux mixtes ou grasses. 

POSOLOGIE

Il important de choisir des argiles de qualité, séchées au soleil, filtrées et ventilées, sans additifs, de préférence conservées dans du papier ou du carton ou des pots en terre cuite, en verre ou en porcelaine et non pas dans des contenants en plastique ou en métal.

On choisira une argile de la région où on vit, qui agit plus en « sympathie » que les argiles de provenance éloignée.

VOIE ORALE

Raymond Dextreit préconise une dose journalière moyenne d’une cuillère à café, une demi pour les enfants jusqu’à 10 ans. 

Pour les affections intestinales, 2 à 3 cuillerées à café par jour. Préparer quelques heures ou une nuit à l’avance. Ne pas utiliser d’ustensiles en métal qui pourraient perturber l’équilibre électromagnétique de l’argile.

Prendre l’argile le matin au réveil ou le soir au coucher ou 1h à 30 mn avant un repas. En cas de constipation, diluer dans plus d’eau et prendre l’argile plusieurs fois dans le courant de la journée, entre les repas. 

Si l’absorption cause des nausées, faire des boulettes avec un peu d’eau, grosses comme des pois et les faire sécher. Avaler ces boulettes en place d’argile en poudre. On peut aussi les sucer comme des bonbons. En cas de rhumes ou maux de gorge, gencives enflammées, on peut sucer l’argile aussi.

Aux bébés on fera prendre une cuillerée à café d’eau argileuse avant trois tétées chaque jour. 

La première cure d’argile dure 3 semaines puis arrêt d’une semaine, puis on peut reprendre pendant des mois en arrêtant une semaine à chaque fois.

Jade Allègre préconise de manière générale l’utilisation des espèces 3 couches qui sont plus puissantes : les smectites de type montmorillonite ou bentonite et les illites.

Jade Allègre, de par son expérience, recommande en curatif des doses plus importantes : 300 mg / kg de poudre d’argile 3 couches, mise en suspension dans un verre d’eau, ce qui donne 18 grammes, soit une grosse cuillère à soupe pour une personne de 60 kg. 

En cas de diarrhée ou gastro-entérite, cette dose sera prise 3 fois par jour pendant 3 à 4 jours, ou jusqu’à guérison totale.

Reflux du nouveau-né : une cuillère à café rase en dispersion dans 20 ml d’eau. Après 10 mn de repos, remuer la préparation et la présenter aux lèvres du bébé pour ingestion, en observant bien ses réactions. Passé l’effet de surprise, il accepte volontiers le mélange. Administrer la préparation après chaque repas, jusqu’à ce qu’il ne désire plus poursuivre. Respecter ce refus. Renouveler l’administration après le repas suivant, en donnant de nouveau jusqu’au refus.

Colon irritable, Crohn: 1 cuillère à soupe rase de poudre pour un verre d’eau, 3 fois par jour : réduit les douleurs, normalise les selles. 

Oxyurose : pour les enfants : prise au coucher d’une à 2 cuillères à café dans un verre d’eau, laisser reposer 10 mn puis mélanger et boire. Pour les adultes : 1 à 2 cuillères à soupe.

Choléra : A jeun, 70 à 100 grammes dans 250 ml d’eau pour les adultes, 30 grammes pour les enfant, à boire en 20 à 30 minutes. Prise renouvelée toutes les 3h et maintient du jeune pendant 24h.

Jade Allègre nous dit : « Pendant les épidémies au Mali, nos correspondants recommandaient aux personnes en bonne santé de prendre deux fois par jour une cuillère à café d’argile dans un verre d’eau, afin de se prémunir de la contamination. Aucun malade ne fut à déplorer parmi les personnes ayant suivi ce conseil ».
L’argile empêche le vibrion de se multiplier. 

Pour les intoxications par produit chimique, il faut des doses importantes et c’est pour cela qu’on choisi un type d’argile qui ne gonfle pas, pour ne pas créer d’obstruction : on choisi l’attapulgite ou la zéolite plutôt que les smectites. Le charbon activé est aussi idéal. 

Pour les adultes: Attapulgite ou argile blanche type kaolinite : 1g par kilo, en une fois ou divisée en 4 doses, 1 dose par heure. Puis 12,5g toutes les heures. Le ratio souhaité dose d’adsorbant/ dose de toxique est de 10 :1.

Chez l’enfant, la dose de charge d’un gramme par kilo habituellement préconisée peut s’avérer insuffisante. Administrer plutôt 10 à 20 grammes chez l’enfant pesant moins de 10 kg, 20 grammes chez l’enfant de 10 à 15 kilos, 20 à 30 grammes chez l’enfant de 15 à 20 kilos, 30 à 50 grammes pour les enfant de plus de 20 kg.

Covid déclaré:

2 à 3 cuillères à soupe 2 à 3 fois par jour à 2h de distance minimum de toute autre médication, 4h si possible.

En prévention : 1 cuillère à soupe 2 fois par jour.

En situation de voyage :

En cas de turista déclarée, 300 milligrammes de poudre d’argile « verte » par kilo de poids du patient, parsemés en pluie à la surface d’un verre d’eau : laisser la poudre tomber au fond, sans remuer, et attendre 10 minutes. Passé ce délai, mélanger avec un instrument en plastique alimentaire ou bois naturel (pas de métal, ni de bois peint, traité, et/ou vernis), et boire le tout. Cette posologie est à renouveler si la diarrhée reprend. 

En situation d’urgence pour décontaminer de l’eau non potable :

Se procurer une gourde dont l’intérieur est en vitrocéramique (le contact des silicates d’alumine avec le métal est à éviter). Remplir avec l’eau disponible, en filtrant à travers plusieurs épaisseurs de tissus s’il y a des particules en suspension ou si l’on suspecte des parasites (œufs), puis ajouter un bloc d’argile verte (argile en « cailloux », ou «concassée ») de la taille du goulot. Laisser reposer 10 minutes avant la première ingestion, et par la suite remuer systématiquement avant de boire. 

Faire une nouvelle préparation une fois par 24 heures. 

A défaut de gourde, prendre une bouteille en plastique, et mettre un caillou d’argile de la taille du goulot pour 1 litre d’eau locale, ou 4 cuillères à soupe d’argile « trois couches ». (smectites, illites). 

En prophylaxie : 1 cuillère à café d’argile verte préalablement mise en suspension dans l’eau, dix minutes au minimum, une douzaine d’heures de préférence. Boire au lever ou au moment du coucher si l’on est prédisposé à la constipation. Demi dose pour les enfants de moins de 6 ans.

VOIE EXTERNE

Valnet recommande des cataplasmes de 1/2 à 2 cm d’épaisseur et d’une surface légèrement supérieure à la région traitée. Froids sur les endroits fiévreux, les régions enflammées ou le bas ventre, renouvelés quand ils sont devenus chauds. 

Tiède ou chaud sur la région hépatique, les reins, la vessie, les os. 

Durée de une heure à 2-3 heures, parfois toute la nuit.

R. Dextreit : 

Abcès, furoncle, tumeur : dans un récipient allant au feu, mettre 2 cuillères à café de sel marin non raffiné dans la quantité d’eau juste nécessaire à leur dissolution. Mettre sur le feu en remuant avec une cuillère en bois. Ajouter l’argile en poudre pour donner la consistance d’onguent puis appliquer bien chaud. Laisser l’emplâtre toute la journée puis en refaire un le soir à garder toute la nuit. Quand le pus apparaît, ne plus appliquer que des cataplasmes froids d’argile seule, pendant la journée, en continuant encore, pendant quelques nuits, l’emplâtre sel-argile.

Cheveux gras : Faire une pâte avec l’argile, l’appliquer comme on le ferait avec un shampooing, laisser poser une demi-heure puis rincer. 

Jade Allègre rapporte l’expérience d’un médecin en afrique concernant l’application d’argile par voie externe : « Ce n’est pas la quantité qui fait l’efficacité du produit, c’est une constatation que j’ai faite. Ce n’est pas la peine de faire un cataplasme immense, même si c’est une petite quantité d’une largeur de 5 cm et d’une longueur de 10 cm, ça peut avoir les mêmes effets qu’une dimension de 20 à 25 cm. Peut être que l’épaisseur, si, il y a une différence : s’il s’agit d’un furoncle ou d’une blessure, ce n’est pas la même chose que quand il s’agit d’un cas de rhumatisme. J’insiste sur l’épaisseur en fonction de la constitution physique de l’intéressé. Par exemple quelqu’un qui est gros, pour que la réaction puisse aller jusqu’au fond, toucher l’os, je pense qu’il faut une quantité plus épaisse, 1 cm, et s’il s’agit d’un enfant, je ne mets pas une grosse épaisseur parce que j’ai constaté que ça réagit beaucoup plus vite avec les jeunes, les enfants, qu’avec les adultes. Peut-être qu’ils ont un corps beaucoup plus sain, beaucoup plus naturel que les adultes donc c’est le critère que je prends en observation : l’âge du malade et sa constitution physique. » 

CONTRE-INDICATIONS

L’argile est très bien tolérée et non toxique, à tous les âges.

Ne pas inhaler et ne pas utiliser en cas d’occlusion intestinale. Certaines argiles peuvent favoriser la constipation sur terrain prédisposé. Ce problème diminue lorsqu’on les ingère au coucher.

En cas de larges quantités à absorber, choisir une argile qui ne gonfle pas, comme les attapulgites, les zéolites ou encore choisir du charbon activé. 

Certaines études ont montré que l’argile ne présente pas de danger sur la santé des animaux si le montant d’argile absorbé ne dépasse pas 50 % de la ration alimentaire. 

Désirant expliciter l’étiologie de la maladie de Banti, le professeur Gallot, gastro-entérologue à l’hôpital Rothschild de Paris, a nourri pendant un an (une période de 30 à 40 ans à l’échelle humaine) un groupe de cent rats avec une alimentation composée pour un tiers d’argile – une dose considérable – dans l’espoir de prouver une toxicité hépatique. 
Des examens anatomo-pathologiques réguliers sur animaux sacrifiés et des sondes sur animaux vivants ne mirent en évidence aucune modification ni à fortiori aucune lésion du foie.

Un cas a été reporté d’hypokaliémie chez une enfant de 3 ans qui avait été traitée par voie orale et rectale avec de la bentonite par ses parents.

POLLUTION DE L’ARGILE

Une smectite aura bien plus de chance d’être polluée avant l’extraction, car sa forte capacité d’attraction en fera une poubelle de la nature, un piège à contaminants : elle pourra se charger de polluants radioactifs, de métaux lourds, ou d’émanations d’une nappe de pétrole trop proche. Il faut retirer au moins 50 cm d’argile de surface lorsqu’on la récolte soi-même. Les distributeurs sont tenus de faire des analyse de leur agile régulièrement. 

L’évaluation des risques de contamination par l’argile est difficile. Dans le cas du plomb par exemple, les procédures d’IVBA (In Vitro Bio Accessibility tests) ont montré que celui-ci, solubilisé dans l’estomac, tend à précipiter dans l’intestin lorsque le pH remonte, ou à se fixer sur des particules solides présentes dans la lumière intestinale. En conséquence la fraction réellement assimilable est fortement réduite, se limitant à 7 à 29% de la fraction ingérée. 

Une autre étude montre que le plomb dans le sol est moins bioaccessible que dans la nourriture. 

L’aluminium dans l’argile peut-il être absorbé lors d’ingestion d’argile ?

En pharmacie, les argiles incluses dans les spécialités (kaolinites, attapulgites, smectites bedeillitique et montmorillonite) ont dû prouver leur non toxicité. A titre d’exemple, outre les indispensables expertises concernant l’aluminium, le laboratoire Ipsen distributeur du Smecta a administré200mg/ kg et 2g/kilo de smectite à des rats et des chiens pendant 6 mois : aucun signe fonctionnel ou organique de toxicité n’a pu être mis en évidence. 

Les argiles sont constituées d’un réseau cristallin, auquel adhérent des éléments tels que le calcium, le fer, le manganèse, le magnésium.
Il faut bien différencier la structure de ce réseau, silicate et alumine, des cations posés en surface. Le réseau est solide, il faudrait que notre corps produise une température aux alentours de cent degrés pour commencer à l’effondrer, c’est-à-dire à évaporer son eau de constitution et libérer l’aluminium. Qu’en est-il de la résistance de ce réseau à l’acidité ? Même chez le chien, dont le pH stomacal est bien plus acide que le nôtre, il semblerait que l’argile reste intacte pendant le parcours digestif, puisque des études toxicologiques ont pu établir qu’à la dose de 2,250 grammes par kilo par jour pendant un an – une dose considérable équivalant à l’ingestion de plus d’un demi- paquet d’argile en poudre par jour pour un humain ! – on ne pouvait observer aucune élévation du taux d’alumine dans le sang (expertise effectuée par le laboratoire de toxicologie de l’hôpital Fernand-Widal, à Paris). 

L’école vétérinaire de Maisons-Alfort nous confirme que les chiens de traîneau, qui reçoivent des doses conséquentes de silicates d’ alumine, avant ou pendant les compétitions, pour prévenir ou guérir le syndrome stress – diarrhée – déshydratation, ne présentent aucun signe de surcharge en aluminium.

En fait, c’est précisément parce que l’aluminium des argiles ne se détache pas du réseau (l’argile sortira intacte des intestins) que ces minéraux sont si efficaces comme pansement stomacal et cicatrisant intestinal. En effet, le pouvoir couvrant des argiles leur permet de tapisser la muqueuse – un gramme de smectite peut s’étaler sur cent mètres carrés – et l’alumine du réseau peut ainsi demeurer quelques heures en contact direct avec la paroi digestive et la soigner. 

Dans une étude, 6 volontaires humains ont ingéré la dose habituelle de 6 à 9 grammes par jour pendant un mois. Le seul critère de contrôle a été l’aluminémie, non modifiée.

INSUFFISANCE RENALE

Les silicates d’alumine ne doivent pas être utilisés par voie interne en cas d’insuffisance rénale grave. Dans ce cas, des surcharges en fluor seraient possibles, et des surcharges en potassium ont pu être observées. 

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

Le principal problème posé par la thérapeutique avec les argiles est qu’il est généralement préférable de les ingérer à distance des autres médicaments. 

Aucune interférence avec la phénylbutazone, l’aspirine, et le diclofénac, mais en revanche une modification de la cinétique avec la cortisone, la rifampicine, et le diazepam. L’action du propanolol est annihilée.

Il est préférable de recommander au patient de prendre les autres médicaments avant les silicates d’alumine– une demi-heure suffit, lorsque la prise s’effectue à jeun. Si les autres médicaments sont pris après les silicates d’alumine, un intervalle de deux heures au minimum (quatre heures pour les antibiotiques de la famille des quinolones) est souhaitable.

VOIE EXTERNE

En application externe sur une plaie ouverte, la puissante capacité d’attraction des smectites peut faire éclater les globules rouges par modification de leur tension superficielle, ou inhiber les globules blancs par un « collage » excessif. En revanche, une illite peut donner de meilleurs résultats.

CONCLUSION

En conclusion, les argiles sont des matériaux anti-toxiques, reminéralisants et équilibrants, utilisés par toutes les cultures du monde depuis des millénaires, pour soigner de nombreuses affections, particulièrement les maladies intestinales et les affections de la peau. 

L’argile est peu chère, facilement accessible et efficace. Tout le monde devrait toujours avoir un paquet d’argile à la maison, pour pouvoir traiter les petits ou gros bobos du quotidien, ainsi que les cas d’urgence plus graves comme les intoxications, où l’argile, prise le plus tôt possible, peut sauver des vies.

SOURCES:

Raymond Dextreit – L’argile qui guérit

Jean Valnet – Se soigner par les légumes, les fruits et les céréales

https://jade-allegre.com/argiles/these/

https://draxe.com/nutrition/10-bentonite-clay-benefits-uses/

https://apps.who.int/iris/handle/10665/43102

http://jade-allegre.com/publications/decontaminant.pdf

Weston A. Price – Nutrition and Physical Degeneration

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5632318/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2895274/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20462694/

https://www.researchgate.net/publication/7442736_Development_of_an_In_Vitro_Digestion_Model_for_Estimating_the_Bioaccessibility_of_Soil_Contaminants

http://www.silvermedicine.org/bentoniteandsilverbacterialcomparisonstudy.php

https://www.sciencedirect.com/topics/chemistry/palygorskite

https://inis.iaea.org/collection/NCLCollectionStore/_Public/45/071/45071040.pdf

https://pubs.acs.org/doi/10.1021/jf00076a013

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